Prix Marie-Jacques

Marie Jacques a été professeure en éducation préscolaire à l’Université Laval de 1990 à 2008 et membre du conseil d’administration de l’AÉPQ pendant plusieurs années.

Elle est décédée en 2010, mais elle a laissé en héritage la production d’une série de vidéo sur le «Grand jeu de la maternelle» qui a obtenu un prix du gouvernement pour sa contribution à la formation pour les enseignantes à l’éducation préscolaire. Ce document comprenant 5 thèmes qui recoupent toutes les activités à la maternelle est encore pertinent pour les universitaires dans la formation des futurs maîtres en enseignement parce qu’il démontre des exemples concrets sur des stratégies encore utilisées en maternelle.

Nous devons également à Marie Jacques sa grande contribution à la rédaction du mémoire intitulé «L’évolution de la profession enseignante à l’éducation préscolaire» (2004). Ses travaux et ses actions ont continuellement témoigné de son souci de l’apprentissage actif de l’enfant à la maternelle, notamment ceux sur l’entrée progressive.

Ce prix souhaite commémorer ses réalisations et son apport au milieu de l’éducation préscolaire au Québec.

Le prix Marie-Jacques pour les études supérieures en éducation préscolaire de l’Association d’éducation préscolaire du Québec (AÉPQ) veut souligner le parcours exceptionnel d’un étudiant effectuant un projet de recherche susceptible de contribuer à l’éducation préscolaire.

Ce prix sera décerné non seulement sur la base de l’excellence scolaire, mais également en tenant compte de l’engagement et des expériences personnelles de l’étudiant.

Qui peut proposer sa candidature pour ce prix?

  • Un étudiant aux études supérieures de maîtrise ou de doctorat dans une faculté d’éducation d’une université québécoise qui a complété au minimum 24 crédits OU terminé sa maîtrise ou son doctorat moins d’un an avant la date limite de dépôt du dossier (date d’obtention du diplôme indiquée sur le relevé de notes).
  • Le sujet de recherche de cet étudiant doit porter sur l’éducation préscolaire à la maternelle 4-5 ans.

Que dois-je inclure dans mon dossier de candidature ?

  • Une lettre de motivation qui porte sur la pertinence sociale des travaux réalisés dans le cadre de vos études de deuxième ou de troisième cycle dans le domaine précis du préscolaire (maximum 250 mots);
  • Une brève description des travaux de deuxième ou de troisième cycle en respectant la présentation suivante : titre, objectifs, problématique, méthodologie, résultats attendus. Le candidat doit insister sur l’importance et l’incidence de ses travaux pour l’éducation préscolaire en maternelle 4 ou 5 ans (maximum de 250 mots);
  • Un curriculum vitae abrégé présentant vos réalisations les plus importantes incluant les sections suivantes : brève présentation des travaux de deuxième ou de troisième cycle, communications (professionnelles, scientifiques), etc. (maximum de 5 pages);
  • Les copies des relevés de notes pour les études aux cycles supérieurs.

Le dossier de candidature doit inclure une page de présentation de même que l’ensemble des pièces jointes présentées ci-dessous. Les sections lettre de motivation, brève description des travaux et curriculum vitae abrégé doivent être rédigées à l’aide de la police Times New Roman, 12 points, interligne 1 ½ et présenter des marges normales. Le Comité de sélection ne recevra pas et n’évaluera pas les documents excédant les nombres maximaux de mots ou de pages prévus.

Le dossier sera complet lors de la réception de deux (2) lettres de recommandation (maximum 250 mots) complétées par le directeur de recherche et un autre professeur qui connaît bien le candidat.

Les demandes seront évaluées par le Comité de sélection du prix Marie-Jacques composé d’au moins un membre du conseil d’administration de l’AÉPQ et de deux autres personnes choisies par lui.

Date limite pour le dépôt du dossier de candidature

16 octobre de chaque année

Les formulaires devront être transmis à aepq@aepq.ca par les professeurs à partir de leur adresse courriel professionnelle (établissement universitaire) incluant leurs coordonnées dans la signature avant la date limite de dépôt du dossier.

Que recherche le comité de sélection?
(Les éléments énoncés constituent les critères de sélection en ordre de priorité.)

  1. Une personne présentant un projet d’étude ayant une/des retombées notables pour les milieux préscolaires (maternelle).
  2. Une personne engagée dans ses études (résultats académiques) et dans son milieu comme en témoignent ses activités étudiantes, communautaires, culturelles, bénévoles ou sportives en lien ou non avec ses études.
  3. Une personne ayant un cheminement de carrière démontrant un intérêt confirmé pour l’éducation préscolaire, comme en témoigne la participation à diverses activités qui y sont reliées, les thématiques de ses recherches, ses communications sur ce thème, des lettres de recommandation, etc.
  4. Une personne ayant fait preuve d’un potentiel en recherche comme en témoigne la description de son projet de recherche, ses retombées dans les milieux préscolaires, de même que l’obtention de prix ou de bourses.

La personne déposant sa candidature ne peut être membre du Comité de sélection du ou des lauréats pour le prix Marie-Jacques ainsi que membre de la famille immédiate (frère, sœur, enfant, père ou mère, conjoint légal ou de fait ainsi que les personnes avec lesquels elle est domiciliée).

Que vous offre le prix Marie-Jacques?

  • Une reconnaissance officielle pour votre parcours exceptionnel lors du Congrès annuel de l’AÉPQ. La candidature gagnante sera également publicisée sur le site internet de l’AÉPQ.
  • Une inscription gratuite au congrès de l’AÉPQ, un abonnement annuel à la Revue préscolaire, publiée par l’AÉPQ, avec l’engagement du lauréat de proposer une communication.
  • Une invitation à écrire un article sur votre projet de recherche dans la Revue préscolaire au cours de l’année suivant l’obtention du prix.
  • Une bourse dont le montant dépend la qualité des candidatures reçues, soit: 1) un gagnant pour la maîtrise (100 $), un gagnant pour le doctorat (200 $) OU 2) un seul gagnant de l’un ou de l’autre niveau (300 $).

Les lauréats

De gauche à droite : Sarah Landry, Maryse Rondeau et Roxanne Drainville

Roxanne Drainville étudie au programme de maitrise à l’Université du Québec en Abitibi Témiscamingue sous la direction de la professeure Krasimira Marinova. Son projet de recherche porte sur les pratiques évaluatives de l’émergence de l’écrit dans le contexte du jeu symbolique au préscolaire.

Les membres du jury ont choisi d’encourager Mme Drainville parce qu’elle s’attaque à un sujet très important et délicat, soit celui de l’évaluation au préscolaire avec le souci de respecter l’esprit du programme de formation. Mme Drainville, qui a amorcé ses études en 2015, a déjà remporté des bourses prestigieuses, collaboré à des présentations scientifiques et professionnelles, en plus d’avoir participé à la rédaction d’un article dans la Revue préscolaire.

Texte de Sarah Landry

Je désire remercier l’Association d’éducation préscolaire du Québec de souligner, par l’entremise du prix Marie-Jacques, les efforts et l’engagement d’étudiants aux études supérieures qui réalisent des projets de recherche susceptibles de contribuer à l’éducation préscolaire. Merci aussi aux membres du comité évaluateur qui ont sélectionné ma candidature.

Je tiens également à remercier du fond du cœur ma directrice de recherche à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Krasimira Marinova, qui est mon mentor depuis quelques années déjà. Je suis heureuse de partager sa vision de l’éducation préscolaire et de collaborer à ses travaux de recherche. Je remercie aussi Thomas Rajotte, professeur à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, qui a appuyé ma candidature et qui me permet d’élargir mon champ d’expertise en lien avec l’éducation préscolaire.

J’aimerais aussi remercier les enseignantes du préscolaire que j’ai rencontrées au cours de mon parcours universitaire. Elles m’ont transmis leur amour de l’éducation préscolaire, mais ont aussi partagé avec moi leur vécu, leurs préoccupations et leurs espoirs liés à leur profession.

Recevoir le prix Marie-Jacques est pour moi un grand honneur puisque j’ai à cœur de contribuer au bienêtre des enfants et des enseignants du préscolaire. J’espère notamment que mon projet de recherche « Les pratiques évaluatives de l’émergence de l’écrit dans le contexte du jeu symbolique au préscolaire » apportera des exemples de pratiques évaluatives correspondant à l’approche développementale et présentant une option à l’utilisation des tests au préscolaire.

Merci!

De gauche à droite : Sarah Landry, Stéphanie Duval et Maryse Rondeau

Stéphanie Duval soutenait en 2015 une thèse de doctorat en psychopédagogie réalisée sous la direction de la professeure Caroline Bouchard et la codirection du professeur Pierre Pagé à l’Université Laval.

Son projet de recherche portait sur la qualité des interactions en classe maternelle et les fonctions exécutives des enfants de 5 ans. Dans ses commentaires, le jury souligne notamment que Mme Duval présente un projet d’étude remarquable qui a déjà des retombées notables auprès des enseignantes à l’éducation préscolaire.

Mme Duval poursuit ses projets à titre de professeure à l’Université du Québec à Chicoutimi et son dossier témoigne déjà de ses multiples réalisations scientifiques et professionnelles. Entre autres, Mme Duval a siégé au CA de l’AÉPQ, fait partie du comité du congrès de 2013, publié plusieurs écrits sur ses travaux et effectué de nombreuses communications.

Texte de Sarah Landry

Quel honneur de recevoir le prix Marie-Jacques! Je n’ai pas eu la chance de rencontrer cette chercheure de renommée au cours de mes études. Toutefois, je tiens à souligner l’apport de ses travaux pour l’éducation préscolaire; il est inspirant de suivre ses traces en tant que nouvelle professeure universitaire.

Je remercie sincèrement les personnes suivantes :

  • les membres du jury de l’AÉPQ pour l’octroi de ce prix qui représente une belle reconnaissance de mes travaux aux cycles supérieurs;
  • les professeures qui ont pris le temps d’écrire une lettre de recommandation appuyant ma candidature;
  • Caroline Bouchard, ma directrice de thèse, pour son appui inconditionnel et son encadrement constant pendant mes travaux.

Ma thèse doctorale, qui porte sur le lien entre la qualité des interactions et les fonctions exécutives (FE) des enfants âgés de 5 ans, contribue à l’avancement des connaissances sur les facteurs liés au milieu éducatif qui influencent les FE de l’enfant associées à sa réussite éducative. M’ayant ouvert les portes de leur classe, je désire souligner le rôle majeur des enseignantes à l’éducation préscolaire dans la réussite éducative des enfants. Leur travail est considérable et il importe de le signaler! C’est inspirant de travailler en étroite collaboration avec les milieux et je m’estime privilégiée d’occuper un poste de professeure qui me permet de tisser des liens avec la pratique.

Je nous souhaite de demeurer unies pour le bienêtre des enfants!

Sarah LandryParmi les candidatures reçues, les membres du jury, composé de mesdames Madeleine Baillargeon, Francine Boily, Mélanie Boulanger et Rollande Deslandes, ont choisi de remettre le prix Marie-Jacques 2014 à madame Sarah Landry.

Madame Sarah Landry s’est démarquée de façon incontestable par la qualité de son dossier. Sa thèse de doctorat intitulée «Favoriser le développement de la pensée sociale par l’étayage du jeu symbolique chez des enfants qui fréquentent la maternelle cinq ans» rejoint, on ne peut mieux, les visées des travaux réalisés par Marie Jacques tout au long de sa carrière. Par ailleurs, ses expériences professionnelles, ses publications de même que ses communications figurent au chapitre de ses multiples réalisations.

Remerciements de madame Sarah Landry

Merci pour votre appui!

Je remercie tout d’abord l’AÉPQ pour avoir mis en place ce prix en l’honneur de Marie-Jacques.

Je remercie également les professeurs ayant appuyé ma candidature par le biais de lettre de références de même qu’aux membres du jury. Enfin, mes bons mots vont aux nombreuses personnes qui m’ont soutenues tout au long de mes études notamment mon directeur et ma co-directrice de thèse, Pierre Pagé et Caroline Bouchard, tous deux professeurs à l’Université Laval.

Quelques mots sur un mon projet de thèse

Ce prix, soulignant les retombées de mon projet pour les milieux préscolaires, me fait particulièrement chaud au cœur. C’est précisément pour soutenir les intervenants à l’éducation préscolaire que des projets de recherche sont entrepris dans ce domaine et ils ne deviennent possibles que parce qu’ils acceptent de s’y engager.

Mon projet de doctorat intitulé «Favoriser le développement de la pensée sociale par l’étayage du jeu symbolique chez des enfants qui fréquentent la maternelle 5 ans» a pu être réalisé parce que des enseignantes ont partagé leur classe avec moi. Ainsi, elles m’ont permis de «prendre le temps» de jouer à faire-semblant avec leurs enfants durant plusieurs semaines. Les résultats de la recherche démontrent qu’offrir du temps pour jouer à faire-semblant et bien entendu, de soutenir ces moments en étayant les jeux des enfants, fait une différence significative pour le développement d’habiletés sociales et cognitives.

La reconnaissance de la spécificité du préscolaire, un travail à poursuivre…

Depuis un peu plus d’un an, j’occupe un poste de professeure adjointe au département de psychopédagogie et d’andragogie à l’Université de Montréal. Ce travail me donne la possibilité de poursuivre mes projets de recherche sur le jeu en contexte éducatif ainsi que sur le développement de l’enfant. C’est un honneur de faire partie d’une communauté de chercheurs en éducation, mais également d’une association d’enseignantes souhaitant faire une différence dans la vie des enfants.

Ce congrès me semble un bon moment pour «prendre le temps» de se souvenir que l’éducation préscolaire a mis du temps à être reconnue et peine encore aujourd’hui à obtenir la place qui lui revient. J’espère que nous contribuerons, ensemble, à poursuivre ce travail de reconnaissance en rappelant l’importance de considérer l’enfant et son développement, en se centrant sur ce qu’il est maintenant et en offrant au jeu la place de choix qui lui revient.

Merci!