Prix Monique-Vaillancourt-Antippa

À propos de Monique Vaillancourt-Antippa…

Monique Vaillancourt-Antippa a été professeur en éducation préscolaire à l’Université du Québec à Trois-Rivières et présidente de l’AÉPQ de 1991 à 1994. Elle est décédée en cours de mandat le 15 juin 1994.

Ce prix, institué en 1995, souhaite commémorer ses réalisations et son apport au milieu de l’éducation préscolaire au Québec.

Le prix Monique-Vaillancourt-Antippa de l’Association d’éducation préscolaire du Québec (AÉPQ) veut souligner le parcours exceptionnel d’un ou d’une pédagogue qui, de façon exceptionnelle, contribue ou a contribué au perfectionnement de l’éducation pour le mieux-être des enfants de 4 à 6 ans.

La date limite de présentation des dossiers de candidature est fixée au 15 mai à 17h00.

La remise du prix Monique-Vaillancourt-Antippa se fait lors du congrès annuel de l’AÉPQ.

  • Une reconnaissance officielle pour votre parcours exceptionnel lors du congrès annuel organisé par l’AÉPQ. La candidature gagnante sera également publicisée sur le site Internet de l’AÉPQ et dans la Revue préscolaire.
  • Le titre de membre honoraire. Vous devenez membre à vie de l’AÉPQ, recevez la Revue préscolaire et pouvez participer aux activités régionales ou aux congrès au tarif « Membre privilège ».
  • Une plaque souvenir.

Un membre privilège de l’AÉPQ ayant œuvré dans le milieu de l’éducation préscolaire depuis plusieurs années.

La personne déposant sa candidature ne peut être membre du comité participant à la sélection du ou des lauréats pour le prix, ainsi que membre de la famille immédiate (frère, sœur, enfant, père ou mère, conjoint légal ou de fait ainsi que les personnes avec lesquelles elle est domiciliée).

Les éléments énoncés constituent les critères de sélection en ordre de priorité.

  1. Une personne ayant contribué de manière significative à la promotion et à l’amélioration de la qualité de l’éducation préscolaire au Québec;
  2. Une personne ayant amélioré, de façon remarquable, la qualité de l’enseignement en éducation préscolaire au Québec;
  3. Une personne s’étant engagée de manière significative et pendant de nombreuses année dans l’enseignement en éducation préscolaire au Québec;
  4. Une personne ayant une formation pédagogique remarquable, accompagnée d’un souci constant de perfectionnement à l’éducation préscolaire;
  5. Une personne ayant réalisé un projet original et pertinent ayant un impact pédagogique dans le milieu préscolaire.
  • Le formulaire de mise en candidature dûment complété;
  • Un texte de présentation qui met en lumière la contribution de cette personne dans le milieu préscolaire (maximum 250 mots) ;
  • Tout autre document pertinent (projets réalisés en classe, reconnaissances reçues, intérêts particuliers, etc.).

Le dossier de candidature doit inclure l’ensemble des pièces jointes présentées ci-dessus. Les documents fournis doivent être rédigés à l’aide de la police Times New Roman, 11 points, interligne 1,5 et présenter des marges normales. Le comité de sélection ne recevra pas et n’évaluera pas les documents excédant les nombres maximaux de mots ou de pages prévus.

Tous les documents requis doivent être acheminés à aepq@aepq.ca au plus tard le 15 mai à 17h00.

Les candidatures reçues seront évaluées par les membres du conseil d’administration de l’AÉPQ. S’il y a plusieurs candidatures de qualité égale, la recommandation du comité organisateur du congrès de la ville hôtesse sera privilégiée.

Le nom du lauréat ou de la lauréate sera connu en juin de chaque année.

Lors de la remise du prix, le lauréat ou la lauréate sera invité(e) à prendre la parole devant les congressistes pour une durée maximale de 5 minutes. Un résumée de l’allocution (maximum 500 mots) sera publié dans la Revue préscolaire.

Les lauréats

Madame Francine Boily est une femme dynamique, à l’écoute des autres, d’une grande disponibilité et d’une vaste culture. Son expérience, sa joie de vivre et sa passion pour tout ce qui touche le monde de l’éducation préscolaire sont parties prenantes de son parcours exemplaire. Elle a toujours eu à cœur le souci de défendre la place de l’éducation préscolaire, les intérêts des enseignantes et les besoins des enfants.
Femme rigoureuse, professionnelle et généreuse, Francine Boily a contribué et contribue toujours au perfectionnement de l’éducation préscolaire en:
  • siégeant au Conseil supérieur de l’éducation;
  • donnant des conférences, au Québec et en Ontario, sur le sujet de « la conscience de l’écrit »;
  • étant chargée de cours et superviseure de stage à l’Université Laval et à l’Université du Québec à Rimouski.
  • participant régulièrement à la Revue préscolaire.

Enseignante pendant 37 ans, elle a également cumulé les fonctions suivantes au sein de l’AÉPQ:

  • présidente de la section Québec | Chaudières-Appalaches
  • vice-présidente et présidente du conseil d’administration pendant trois mandats.

Sous sa présidence, l’AÉPQ a évolué et continué de grandir, et ce, pour le plus grand bien des petits de 4 et 5 ans:

  • un nouveau logo a été adopté;
  • le site Internet a été renouvelé;
  • les règlements généraux ont été mis à jour et plusieurs politiques internes ont été instaurées;
  • l’ABC d’un congrès a été réalisé dans le but de soutenir et guider les futurs comités organisateurs;
  • le Prix Marie-Jacques a été créé afin de souligner le parcours exceptionnel d’un étudiant ou d’une étudiante aux études supérieures effectuant un projet de recherche susceptible de contribuer à l’avancement de sujets qui touchent l’éducation préscolaire;
  • plusieurs mémoires ont été déposés et lettres écrites aux syndicats et aux ministres de l’Éducation pour défendre les droits des enseignantes et la place de l’éducation préscolaire dans le système d’éducation québécois;
  • un nouveau souffle a été donné à la Revue préscolaire, notamment par une mise en page plus dynamique.

L’envergure de ses réalisations professionnelles et l’ampleur de son engagement communautaire font de Francine Boily une lauréate toute naturelle et une femme exceptionnelle.

Prix_2014_Richard_RobillardMonsieur Richard Robillard est impliqué dans le monde de l’éducation et de l’enseignement depuis plus de 45 ans. Il est psychopédagogue, formateur et consultant en éducation. Son cheminement professionnel est éclairé de différentes expériences dans le milieu scolaire québécois. Ses champs d’intérêt sur les plans professionnel, personnel et en recherche portent sur le développement professionnel en milieu scolaire, sur la compréhension du développement de l’enfant au point de vue affectif et social et sur l’importance cruciale de l’adulte dans le développement des enfants.

Monsieur Robillard a contribué à l’éducation préscolaire par sa participation en tant qu’animateur à différents congrès, en tant que conférencier dans les sections régionales de l’AÉPQ et dans les écoles et comme accompagnateur et collaborateur auprès d’enseignants, de conseillers pédagogiques et de directions d’école. Il a diffusé d’une façon pratique la théorie de l’intelligence émotionnelle. Les titres des ateliers qu’il a animés ou ceux pour lesquels il a participé à l’élaboration témoignent de la richesse de son enseignement et de nombreux liens avec les compétences du programme à l’éducation préscolaire :

  • Développer l’intelligence émotionnelle au préscolaire
  • L’art d’apaiser l’enfant en souffrance
  • Développer l’intelligence émotionnelle par la littérature jeunesse
  • Développement : soi personnel et professionnel

Il a imagé simplement l’importance de l’accueil, de la bienveillance envers soi et envers l’enfant, du lien d’attachement pour atteindre l’équilibre de la maturité affective essentielle pour vivre heureux en société.

SONY DSCMadame Pérusset croit en l’éducation préscolaire et en ses valeurs profondes. La vision globale de l’éducation qu’elle possède l’amène à placer l’enfant et son potentiel intérieur au cœur de ses préoccupations. Elle le connaît bien et ses interventions nous démontrent tout le respect qu’elle lui porte.

L’implication passionnée, acharnée et constante de madame Pérusset au dossier de l’éducation préscolaire est remarquable, et ce, depuis nombre d’années. Elle remonte à au moins deux décennies lorsque’ comme conseillère à sa commission scolaire, elle a travaillé à la reconnaissance et à la promotion de l’éducation préscolaire. Puis elle a poursuivi son implication lors de l’écriture du programme et de son application au sein du ministère de l’Éducation. Sa contribution fut des plus enrichissantes et des plus pertinentes. Finalement, depuis les neuf dernières années, elle soutient madame Christiane Bourdages-Simpson à titre de spécialiste en éducation au dossier de l’éducation préscolaire au MELS.

Madame Pérusset est pour nous une ressource, un modèle accessible aux gens, et à leur écoute. Généreuse de son savoir, elle sait s’adapter aux besoins de ceux avec qui elle travaille.

Madame Pérusset mérite ce prix pour sa contribution unique et remarquable au dossier de l’éducation préscolaire du Québec et pour le cœur et la passion qui l’animent.

En l’écoutant et en la côtoyant, nous retrouvons l’équilibre.

Bourassa Carmen - remiseEn 1963, on parle de l’époque de l’obtention d’un brevet d’enseignement. C’est à l’École normale Christ-Roi, à Trois-Rivières, que madame Carmen Bourassa l’obtiendra et cela dans sa ville natale. Elle commencera sa carrière en enseignant à la maternelle. Quelques années plus tard, elle poursuit ses études. Elle travaille au ministère de l’Éducation. Elle veut améliorer ou changer les choses. Sa philosophie : « Prendre soin des enfants ». Elle oriente sa pratique et met son énergie à atteindre son objectif. Elle poursuit son enseignement en concevant les 125 premières émissions de Passe-Partout. Suivront Pop citrouille, À plein temps, Pin-Pon, Cornemuse et la célèbre Toc toc toc, qui nous fait sourire encore.

Nous pouvons clamer haut et fort que son souci constant des enfants et le choix de son travail dans les médias influencent très certainement le travail des enseignantes au préscolaire dans le quotidien de leurs classes. Nous pouvons aussi dire que son parcours de carrière a contribué grandement à l’importance du développement global de l’enfant.

Madame Carmen Bourassa laissera des traces importantes dans les cœurs des petits et des grands de toute la société québécoise.

Duclos GermainTout au long de sa carrière, Germain Duclos a manifesté une compréhension exceptionnelle du jeune enfant, de son développement, de ses besoins et de ses intérêts. Il a saisi toutes les occasions possibles pour outiller les enseignantes du préscolaire à comprendre les défis de l’enfant, à développer des stratégies et à moduler des interventions de façon à permettre à chaque enfant de développer tout son potentiel et en particulier, l’estime de soi.

G. BeauséjourC’est avec beaucoup de reconnaissance que l’Association d’éducation préscolaire du Québec récompense madame Ginette Beauséjour. En effet, cette grande dame a toujours eu à coeur la cause des enfants d’âge préscolaire pour laquelle elle s’engage activement depuis de nombreuses années.

Plusieurs expériences professionnelles définissent madame Beauséjour. Tout d’abord, elle a enseigné à Laval en maternelle 5 ans, en maternelle d’accueil, en classe de francisation, à l’école alternative Envol, puis en maternelle régulière.

Parallèlement à sa carrière d’enseignante, Ginette Beauséjour a diversifié ses champs d’expertise en s’impliquant au sein de notre association en organisant les congrès de 1977 et de 1994, en dirigeant la revue préscolaire de 1978 à 1981 et de 2007 à 2011 et en étant présidente de 1998 à 2008. Tout au long de son parcours comme présidente, madame Beauséjour a vu le nombre de membres doubler et celui des sections passer au nombre de 10. Elle s’est impliquée avec détermination, tout en ayant constamment en tête l’avancement de la cause des enfants. Comme les petits lui tiennent à coeur, madame Beauséjour a apporté son soutien au conseil d’administration de la maison des enfants de Laval.

Aussi, il est essentiel de mentionner que Ginette Beauséjour s’est toujours préoccupée de la relève enseignante. C’est pour cette raison qu’elle a soutenu les étudiants comme chargée de cours et superviseure de stage à l’Université du Québec à Montréal pendant une douzaine d’années. En plus de cela, elle continue de partager son expérience au sein du conseil d’Administration de la fondation Jeunes-PROJET et comme présidente de OMEP-Canada.

A. G-Mauffette3Anne Gillain-Mauffette est une femme dont l’engagement profond pour le bien-être des enfants ne s’est jamais démenti. Son souci constant du mieux-être de l’enfant, son rayonnement auprès de centaines personnes dans le domaine de l’éducation préscolaire et de la formation continue font d’elle une référence incontournable.

Elle a été tout à tour enseignante au primaire, au collégial et à l’université en plus de s’engager auprès de plusieurs comités ou associations afin de faire avancer la cause de l’éducation des enfants et défendre leurs droits. Elle a animé de nombreux ateliers de formation pour les CPE et les classes de maternelle. Grâce à ses enregistrements vidéo comme « The Kindergarten : Learning through Play », elle a fait prendre conscience à de nombreuses personnes de l’importance du jeu chez les enfants du préscolaire. Son expertise a été retenue par le Musée de la Civilisation à Québec pour un projet de recherche sur le mode de vie des enfants dans le monde.

Enfin, elle est une passionnée de la pédagogie des écoles de la ville de Reggio Emilia et elle est devenue au fil des ans une guide pour l’appropriation de cette pédagogie.

Pauline proulx1Pauline Proulx s’est taillée une place importante dans notre milieu comme enseignante au préscolaire, conseillère pédagogique, professeure à l’université, superviseure de stages et vice-présidente au sein de notre association. Cette femme, d’une très grande chaleur humaine, a favorisé chez les enseignantes l’implantation et l’appropriation de la Réforme en créant avec des équipes de travail, du matériel concret, notamment un bulletin, et des outils d’accompagnement pour le portfolio.

Madame Proulx a aussi eu comme préoccupation l’entrée progressive, l’émergence de l’écrit, les orthographes approchées, sans oublier le programme À petits pas, tu m’apprivoises.

À la fin des années quatre-vingt-dix, elle siège au conseil d’administration de l’AÉPQ à titre de vice-présidente. Elle a également su gérer, avec professionnalisme et brio, la Revue préscolaire pendant de nombreuses années. Enfin, elle a participé à l’organisation du 19e congrès de l’AÉPQ, qui a eu lieu à Vaudreuil, en 2000.

Céline Michaud3Originaire de Plessisville, Céline Michaud enseigne à la maternelle à la fin des années soixante et durant les années soixante-dix. Elle prend part au développement des premières maternelles maison. Elle poursuit sa route pédagogique sur la Côte-Nord où elle enseigne l’éducation physique au primaire; puis, la maternelle.

Un peu plus tard, elle s’associe avec le ministère de l’Éducation pour vivre un projet particulier auprès de parents dont les enfants de quatre ans sont à risque. Elle contribue à l’instauration du programme d’animation Passe-Partout. Ce programme aide, entre autres, à soutenir les parents dans leur rôle de premiers éducateurs de leur enfant.

Au début des années quatre-vingts, elle prête main-forte à la Direction régionale du ministère de l’Éducation de Sept-Îles comme agente de développement pédagogique. Ses connaissances ont été requises pour la rédaction du programme orange, le premier programme préscolaire. C’est au cours de cette même période qu’elle agit en tant que professionnelle au sein de la Direction régionale du ministère de l’Éducation.

Madame Michaud a travaillé à l’implantation de la maternelle 5 ans à temps plein en 1996. Elle a contribué au programme de formation de l’école québécoise et a aussi aidé à l’élaboration des documents audiovisuels de la série La maternelle.

Cette femme au tempérament calme a su convaincre le ministère de l’importance du dossier préscolaire.

C.Bourdages-Simpson3Christiane Bourdages-Simpson débute sa carrière comme directrice à la garderie La petite école. Par la suite, elle devient enseignante au préscolaire à la Commission scolaire Western Québec; puis, à la Commission scolaire des Draveurs.

Toujours en quête de parfaire ses connaissances, elle s’inscrit à la maîtrise en enseignement à l’UQAH. Cette formation lui permet ultérieurement de transmettre son savoir aux étudiants de la formation des maîtres.

Femme de tête, très engagée, Christiane Bourdages-Simpson mène de front, pendant plusieurs années, son travail d’enseignante, ses études et l’enseignement à l’université. Elle sait aussi partager sa passion en écrivant plusieurs articles pour la Revue préscolaire et en animant des ateliers lors des congrès de l’AÉPQ.

Cette femme de défis est ciblée par le ministère de l’Éducation comme consultante, formatrice, conseillère au programme Passe-Partout, collaboratrice à la réalisation de vidéos didactiques et plus encore.

L’AÉPQ a aussi bénéficié de son expertise à titre de vice-présidente de la section de l’Outaouais sur une période de dix ans.

Cette femme de tempérament jovial et conviviale a su mettre en valeur, par ses nombreux engagements notre belle profession tant auprès d’étudiants à la formation des maîtres au préscolaire qu’auprès des enseignantes en fonction.

Suzanne Tremblay1Femme épicurienne, ancienne présidente de l’AÉPQ, professeure retraitée de l’UQAR et députée du Bloc québécois à la chambre des communes à Ottawa, madame Suzanne Tremblay a fait sa marque dans l’éducation préscolaire.

Elle reçoit son diplôme universitaire en éducation préscolaire au tout début de l’âge adulte et poursuit ses études dans l’Est des États-Unis où elle est la première canadienne francophone à recevoir une bourse. Quelques années passent et elle devient directrice d’une école maternelle sur la Rive-Sud de Québec. Par la suite, elle enseigne à l’Université Laval. Elle accomplit cette même tâche neuf ans plus tard, à l’UQAR où elle y joue successivement les rôles de directrice de module, directrice de département et où elle s’implique dans le milieu syndical. Ces engagements s’échelonnent sur une période d’un quart de siècle. Puis, au début des années quatre-vingt-dix, elle s’implique au sein du Bloc québécois.

Au cours des années 1970, l’AÉPQ a la privilège de bénéficier des services de cette femme d’expérience, à titre de présidente. Lors de son passage dans notre Association, elle y défend les intérêts des enfants, revoit les statuts et règlements, valorise le travail de ses membres, fait voter un budget de fonctionnement, aide à assurer une stabilité au niveau du secrétariat et fait quadrupler le nombre de membres très rapidement.

Cette femme honorable s’est engagée de façon active à la formation des maîtres et à faire démarrer des classes maternelles au Québec.

Jocelyne Morin a toujours œuvré pour l’éducation préscolaire. Déjà, en début de carrière, favorisant l’autonomie des enfants de sa classe, elle privilégie le travail en ateliers et implante un tableau de programmation qu’elle a elle-même élaboré. Elle ouvre sa porte tant aux parents des enfants qu’à ses collègues. Sa classe devient un lieu de formation continue.

D’esprit analytique, elle se questionne sur le développement affectif des enfants et sur leur besoin de sécurité. Praticienne dans le cœur, professeure dans l’âme, elle partage son expertise auprès des étudiantes en formation des maîtres tout en poursuivant elle-même des études au doctorat, sans pour autant quitter la classe où elle a accompagné des enfants durant 17 ans. Ensuite, professeure et responsable du dossier préscolaire à l’UQAM, elle veille à ce que le préscolaire ait une plus grande place dans la formation initiale des maîtres.

Une partie importante de son temps est consacré à l’écriture. Elle a d’ailleurs récemment offert à la littérature québécoise un ouvrage de synthèse important intitulé La maternelle. Histoire, fondements, pratiques.

Madame Rita Fortier a fait carrière en enseignement durant 42 ans, tant à l’École normale qu’à l’Université de Sherbrooke. Elle a mis sur pied et dirigé des classes maternelles au sein des centres où elle enseignait. Son bureau étant contigu à ses classes d’application, ses étudiantes ont pu baigner quotidiennement dans la pratique.

Femme de vision, madame Fortier a particulièrement réussi dans l’art d’intervenir verbalement auprès des enfants et ce, dans un constant souci d’éducation durable. Ses écrits abordent les thématiques qui en témoignent : vivre avec les enfants; accueillir; accompagner; savoir décoder les messages des enfants…

Socialement, elle s’engage encore auprès des enfants au sein de la maison « Rêve et Espoir » qui regroupe, à différents moments de la journée, des enfants de deux ans et demi à douze ans issus de familles qui éprouvent des difficultés d’intégration à l’école.

À travers toutes ses réalisations, elle a toujours su garder ouvert le chemin entre le cœur et la raison.

J.Dalpé-ColleretteMadame Jeannette Dalpé-Colleret, cette grande pionnière de l’éducation préscolaire au Québec, a travaillé avec passion, vision et détermination à l’émergence des maternelles.

Tout cela commence au début de la Deuxième guerre mondiale lorsque madame Dalpé-Colleret enseigne à la Société d’adoption de Montréal pendant cinq ans. Lors de cette même période, elle décide de parfaire ses connaissances en allant étudier pour obtenir un diplôme supérieur spécialisé à l’Institut pédagogique de Montréal. Puis, en 1946, elle fonde son école : la maternelle Saint-Germain à Outremont dont elle sera la directrice pendant quinze années.

Au cours des années cinquante, elle prend la plume pour écrire dans différents journaux afin de sensibiliser la population sur le rôle primordial du préscolaire et elle participe à des émissions de télévision.

De même, en 1953, son désir d’offrir aux enfants de 5 ans une éducation de qualité l’amène à fonder l’Association des jardinières d’enfants, le prédécesseur de l’AÉPQ. Au cours de cette période, elle assure le rôle de responsable de la Revue préscolaire pendant quatre ans.

Quelques années plus tard, en 1981, l’Ordre des Francophones d’Amérique décide de mettre en lumière l’importance qu’elle accorde à la langue.

Grâce à madame Dalpé-Colleret, cette dame exceptionnelle, nous pouvons chanter en cœur : Mon école est la plus belle, on l’appelle la maternelle !

 

Déjà enseignante depuis quatre années, madame Jacqueline Thériault quitta Rimouski afin d’aller étudier à l’Institut pédagogique de Montréal pour se spécialiser en éducation préscolaire. Un an plus tard, elle ouvrit à Rimouski une maternelle privée qui ne manqua pas d’intéresser la Commission scolaire de Rimouski au point de mettre sur pied des classes maternelles publiques.

À Chicoutimi, madame Thériault ouvrit et assura la direction de deux Centres familiaux dont la vocation était d’accueillir les enfants d’âge préscolaire dont les familles étaient en difficulté. L’Université du Québec à Chicoutimi l’engagea pour préparer le passage de la formation des maîtres des Écoles normales à l’Université. Elle œuvrera,durant 24 ans, à l’UQÀC , où on lui reconnut le statut de professeure émérite.

La lecture étant son sujet de prédilection, elle publia de nombreux articles et ouvrages de référence. Elle implanta des ludothèques en Amérique latine et à Haïti.

La retraite ne la ralentit pas : elle assure la présidence de l’OMEP Canada depuis quelques années.

Depuis plus de trois décennies, madame Madeleine Baillargeon œuvre à assurer le mieux-être des enfants de moins de six ans.

D’abord enseignante à la maternelle, elle a ensuite été chargée de cours à l’Université Laval, puis professeure-assistante, professeure-agrégée et professeure titulaire. Elle a été directrice du département de psychopédagogie, puis du programme préscolaire-primaire, en plus d’avoir assumé le poste de vice-doyenne aux études du premier cycle.

Très impliquée dans la société québécoise, elle s’est préoccupée de l’intégration des enfants handicapés dans les classes et les services de garde et a fait avancer la cause des enfants tant au Québec qu’au Chili.

Elle écrit plusieurs ouvrages et articles, participe à de nombreuses entrevues. Elle multiplie les conférences, ici et ailleurs, permettant de démontrer l’importance du développement du jeune enfant dans un environnement sain.

Sœur Hélène Thibodeau a marqué les débuts de la formation à l’éducation préscolaire au Québec.

Responsable, de 1954 à 1961, de l’Institut Pédagogique de Montréal, elle a conçu et réalisé le programme à l’éducation préscolaire pour les étudiantes de l’époque qui se destinaient à l’enseignement dans les classes maternelles et a présidé l’organisation d’une maternelle d’observation à l’Institut.

Membre de la Congrégation Notre-Dame, elle en sera la directrice générale des études et la directrice générale de l’Institut Marguerite-Bourgoys. Puis elle s’intéressera à la rééducation des enfants en langage écrit avec madame Borel-Maisonny. L’Université de Montréal l’invitera à titre de professeure en orthopédagogie.

Depuis plusieurs années, elle travaille en clinique privée avec des enfants présentant de grandes difficulté en langage écrit.

Surnommé le Père de la petite enfance, la vie de monsieur Steen B. Esbensen a été un engagement indéfectible à la cause des tout-petits.

On l’a d’abord connu professeur à l’Université du Québec à Hull, puis directeur du département des sciences de l’éducation. Son implication dans différents milieux, ses conférences, son enseignement et son dévouement à promouvoir l’avancement de l’éducation et la reconnaissance du potentiel de l’enfant lui ont permis d’influencer les acteurs de l’éducation préscolaire du monde entier.

On ne peut parler de programmes d’éducation préscolaire ou de sécurité dans les aires de jeux sans mentionner son importante contribution qui a fait de lui une sommité internationale dans le domaine de la petite enfance.

Madame Candide Pineault a consacré la plus grande partie de sa carrière à améliorer la situation des enfants du préscolaire et à consolider la pierre angulaire de la carrière scolaire des enfants du Québec.

Peu après la création du ministère de l’Éducation, elle se vit confier la lourde responsabilité de mettre en place les assises du préscolaire et participer à l’ouverture des maternelle publiques au Québec. Elle fut vice-doyenne de la faculté des sciences de l’éducation à l’Université du Québec à Chicoutimi et les gens du milieu ont été en mesure de constater sa préoccupation constante de donner une formation pertinente aux enseignantes et enseignants, aux éducatrices et éducateurs de la petite enfance. Elle effectue ensuite un retour au ministère de l’Éducation et sa fonction et sa compétence en font une personne remarquée et en demande tant au Québec que sur la scène internationale.

Elle est, depuis 1993, présidente mondiale de l’Organisation mondiale pour l’éducation préscolaire (OMEP).