Prix Jeannette-Dalpé

À propos de Jeannette Dalpé…

À l’aube de sa jeune vingtaine, Jeannette Dalpé enseigne à des enfants de trois à six ans. En 1946 s’ouvre une des premières maternelles du Québec, la maternelle St-Germain, et elle en est la directrice jusqu’en 1961.

En 1953, à la suite d’une rencontre entre jardinières d’enfants, les participantes décident de mettre leurs énergies en commun afin de faire bouger les autorités pour avoir plus de classes de maternelle. Le 23 avril 1953, l’Association des Jardinières d’enfants est créée et, de 1953 à 1959, Jeannette Dalpé en assume la présidence. En 1968, l’Association des Jardinières d’enfants devient l’Association d’éducation préscolaire du Québec.

Toute sa vie fut consacrée aux jeunes enfants. Elle fut propriétaire et directrice de l’école maternelle Dalpé. Elle a enseigné dans des classes maternelles autant à Montréal qu’à Québec. Elle a écrit des poèmes et des comptines mis en musique par son mari Roger Colleret. Elle a également été professeure à la formation des maîtres pour le ministère de l’Éducation et à l’Université Laval.

Jeannette Dalpé fut responsable de la revue Le Préscolaire que l’AÉPQ publie actuellement sous le titre de Revue préscolaire.

Ce prix souhaite commémorer ses nombreuses réalisations et son apport inestimable au sein de notre association.

Le prix Jeannette-Dalpé de l’Association d’éducation préscolaire du Québec (AÉPQ) veut souligner la passion d’une enseignante à l’éducation préscolaire dont le travail a un impact positif auprès de ses élèves et de ses pairs.

Ce prix est décerné au regard des engagements des membres de l’AÉPQ :

  • respecter la personnalité, l’unicité, le rythme et les conditions de chacun des enfants.

  • développer des activités répondant aux besoins de développement harmonieux des jeunes enfants.

  • s’informer et se perfectionner afin d’être toujours à la hauteur des besoins éducatifs des enfants.

Pour l’année 2018, la date limite de présentation des dossiers de candidature est fixée au 15 avril à 17h00.

La remise du prix se fera lors du congrès annuel de l’AÉPQ.

  • Une reconnaissance officielle pour votre parcours exceptionnel lors du congrès annuel organisé par l’AÉPQ. La candidature gagnante sera également publicisée sur le site internet de l’AÉPQ et dans la Revue préscolaire.
  • Une inscription gratuite au congrès de l’AÉPQ, incluant l’hébergement et les repas.
  • Un panier-cadeau.
  • Des collègues
  • La direction d’une école
  • Des parents

Les éléments énoncés constituent les critères de sélection en ordre de priorité.

  1. Une enseignante à l’éducation préscolaire membre privilège de l’AÉPQ depuis au moins deux ans, ayant au moins cinq années d’expérience en maternelle 4 ans ou 5 ans ;
  2. Une enseignante à l’éducation préscolaire qui rayonne dans son milieu par son intérêt marqué pour son travail ;
  3. Une enseignante à l’éducation préscolaire dont le développement global des enfants est au cœur de ses interventions ;
  4. Une enseignante à l’éducation préscolaire qui offre un accompagnement et un programme éducatif de qualité en s’appuyant sur le Programme de formation de l’école québécoise ;
  5. Une enseignante à l’éducation préscolaire qui démontre un intérêt soutenu pour la formation continue ;
  6. Une enseignante à l’éducation préscolaire qui fait place à tous les types de jeux (d’exercice, symbolique, de règles et de construction*).

La personne déposant sa candidature ne peut être membre du conseil d’administration, d’un comité de région de l’AÉPQ ou du comité de sélection, ni faire partie de la famille immédiate (frère, sœur, enfant, père, mère, conjoint légal ou de fait).

* Programme éducation préscolaire du MEQ, 1997, p.13
  • Le formulaire de mise en candidature dûment complété ;
  • Un texte de présentation qui met en lumière la contribution de cette enseignante à l’éducation préscolaire. (maximum de 250 mots);
  • Deux lettres de recommandation signées par des personnes œuvrant dans le milieu de l’éducation (direction d’école, collègues, etc.) ou des parents d’élèves. (maximum de 500 mots);
  • Tout autre document pertinent (projets réalisés en classe, reconnaissances reçues, intérêts particuliers, etc.).

Le dossier de candidature doit inclure une page de présentation de même que l’ensemble des pièces jointes présentées ci-dessus. Les documents fournis doivent être rédigés à l’aide de la police Times New Roman, 11 points, interligne 1,5 et présenter des marges normales. Le comité de sélection ne recevra pas et n’évaluera pas les documents excédant les nombres maximaux de mots ou de pages prévus.

Tous les documents requis doivent être acheminés à aepq@aepq.ca au plus tard le 15 septembre 2017 à 17h00.

Les demandes seront évaluées par le comité de sélection du prix Jeannette-Dalpé composé de deux membres du conseil d’administration de l’AÉPQ et d’une présidente d’un comité de région de l’AÉPQ.

Le nom du lauréat ou de la lauréate sera dévoilée lors du Congrès annuel.

Les lauréats

De gauche à droite : Maryse Rondeau, Irène Bonin et Raymonde Hébert
De gauche à droite : Maryse Rondeau, Irène Bonin et Raymonde Hébert

Irène Bonin enseigne depuis maintenant 33 ans. D’abord enseignante en adaptation scolaire, elle enseigne à l’éducation préscolaire depuis 20 ans. Elle est membre de l’AÉPQ depuis plusieurs années et assiste régulièrement aux activités régionales et aux congrès. Elle est à l’affût des nouvelles formations qui lui permettent d’enrichir son enseignement. Elle partage son expérience en accueillant régulièrement des stagiaires desquelles elle retire autant qu’elle donne. Elle a aussi participé à l’animation d’une formation sur la psychomotricité.

Madame Bonin accorde une grande importance au développement global de l’enfant. Elle croit en l’apport de l’activité motrice et la psychomotricité dans le développement physique mais aussi cognitif des enfants. Elle n’hésite pas à sortir à l’extérieur et à offrir des pauses motrices de toutes sortes aux élèves. Chaque année, elle consacre une grande partie de son enseignement au développement de l’estime de soi des élèves. Elle leur propose des activités qui leur permettent de mieux se connaitre, de mieux s’affirmer et de mieux vivre avec les autres. Elle invite les élèves à communiquer de différentes façons (causeries, discussions, présentations, jeux symboliques, etc.). Elle leur offre des temps de jeux qui leur permettent de découvrir le monde à leur rythme et selon leurs intérêts.

Mme Bonin n’est pas une adepte des programmes « clé en main ». Elle pige ici et là et crée son propre matériel afin d’offrir aux élèves différents types d’activités (busy bags, sacs de lecture, atelier de mathématiques, expériences scientifiques, etc.) et différentes approches pédagogiques (coopération, projet, ateliers, API, etc.).

Texte de Marylaine Bouchard

Bonsoir,

Ce soir, je reçois le prix Jeannette-Dalpé qui veut récompenser l’engagement et la motivation d’une enseignante, mais comment peut-on évaluer la motivation de quelqu’un?

En ce qui me concerne, ma motivation prend différents visages.

  • Le visage d’un enfant qui s’épanouit et progresse, un enfant que j’écoute et avec qui j’échange pour m’assurer de sa compréhension, connaître ses intérêts, l’aider à organiser ses idées, à mettre des mots sur ses émotions.
  • Le visage de mes collègues avec qui je prend plaisir à échanger sur l’évaluation, sur la compilation de mes observations, sur la façon d’intervenir avec un enfant « aux besoins particuliers » ou simplement sur des projets collectifs à entreprendre avec les élèves.
  • Le visage des chercheurs et chercheuses qui publient de nouvelles études sur le développement moteur, les mathématiques, les orthographes approchées et plus encore et qui m’aident à enrichir mon enseignement.
  • Sans oublier le visage des stagiaires que j’accueille et qui m’obligent à toujours faire une réflexion constructive sur ma façon d’enseigner, à être ouverte à leurs idées et à leur transmettre mon expérience.

Je garde cette motivation toujours vivante…

  • en essayant de nouvelles activités avec mes élèves;
  • en fouillant sur Pinterest pour diversifier mes bricolages, mes causeries, mes projets, mes ateliers;
  • en construisant du matériel et en le partageant avec mes collègues;en participant à des activités de formation, comme le Congrès cette fin de semaine, pour me ressourcer.

En recevant ce prix ce soir, je m’aperçois que ma passion, mon intérêt pour les enfants et mon grand plaisir d’être enseignante sont apparents, contagieux et toujours grandissants!

Merci beaucoup pour cette reconnaissance et pour cette fin de semaine enrichissante!